Ingénierie des Connaissances (IC)  

Lieu et date 
Grenoble, 4-6 juillet 2007

Thématique générale 
Ingénierie des connaissances

Objectif de l’ingénierie des connaissances
L’ingénierie des connaissances vise à diversifier et exploiter les modes d’inscription de la connaissance, les modalités d’organisation et de diffusion,
et les interactions entre les utilisateurs.

Mise au point théorique sur l’ingénierie des connaissances
Dans sa démarche d’ingénierie, l’IC mobilise les concepts et les techniques
de la représentation des connaissances, les méthodes d’analyse et de conception objet, les méthodes d’analyse des données, différents types de raisonnement.
En ce sens, elle peut s’utiliser dans de nombreux domaines comme l’ingénierie documentaire, l’ingénierie du web, l’ingénierie éducative, la conception
de système d’information.

Dans sa démarche de modélisation des connaissances, l’IC doit se rapprocher
de disciplines telles que la sociologie, la gestion, la linguistique ou encore l’ergonomie. L’intégration de démarches interdisciplinaires peut concourir
à une démarche d’explicitation de ce que sont les connaissances
dans un contexte humain et organisationnel.

Mise au point théorique sur les ontologies
Les ontologies sont des outils de représentation des connaissances. Ce sont plus spécifiquement des ressources conceptuelles à destination des systèmes à base de connaissances. Gruber définit une ontologie comme « une conceptualisation d’un domaine partagé par une communauté d’acteurs. C’est-à dire un ensemble de concepts et de relations définis à l’aide d’un langage formel compréhensible par un ordinateur. Ces concepts et ces relations sont utilisés pour exprimer
la base de connaissance du domaine modélisé.

Interventions intéressantes
« Premiers pas vers une ontologie générale des programmes informatiques » de Pascal Lando et al., p.25.

L’intérêt de cet article réside dans la recherche de descriptions conceptuelles pour mieux maîtriser la conception et l’utilisation des programmes informatiques.

Pour dégager les concepts liés au domaine, les chercheurs se basent
sur une ontologie générale qui intègre les concepts et les relations centraux
de ce domaine. C’est une ontologie de haut niveau avec des concepts très généraux, appelée ontologie fondationnelle.
De cette ontologie générale découlent les ontologies « noyaux »
puis les ontologies de domaine. Ces ontologies noyaux et de domaine
sont souvent à créer et l’intérêt de passer par une ontologie générale
est d’orienter les choix de modélisation à un niveau d’abstraction élevé,
ce qui permet ensuite de mieux maîtriser la complexité du domaine.

« Wiki et Web sémantique » de Michel Buffa, Guillaume Rerteo, Fabien Gandon p.49

L’intérêt de cet article est de présenter un moteur de wiki reconcialiant
deux tendances du futur web : un web augmenté par des métadonnées et un web d’applications sociales où chaque utilisateur est un acteur et un fournisseur actif. Ainsi dans SweetWiki les utilisateurs peuvent entrer librement des tags
sur les pages et un mécanisme d’auto-complétion suggère des tags compatibles existants. En annotant sémentaiquement les ressources du wiki, sweetwiki fournit des fonctionnalités de structuration, de raisonnement et de requêtes sur le wiki. Tagguer est facilité et motivé par l’affichage réel du nombre de pages liées
aux tags suggérés.

//argentera.inria.fr/wiki

« Recherche et échange de connaissances dans des équipes distribuées » de Charles Delalonde, Eddie Soulier, p.181.

Pour garantir l’efficacité d’équipes distribuées, la question de l’accès
et du repérage de la connaissance est critique. Dabs le cadre d’une étude
d’une communauté de pratique, les pratiques d’ingénierie des connaissances
en place se révèle peu satifaisantes.
A travers le modèle RESONER, inspiré de la théorie de l’acteur réseau
(Latour, 2006), les chercheurs envisagent la recherche de connaissances comme une opportunité de mise en relation et de construction entre demandeur
et offreurs de connaissances. Dans ce cas le social est un mouvement d’associations ou d’assemblages d’éléments et d’entités hétérogènes, un principe de connexion, entre des choses, ces entités œuvrant conjointement
à établir de nouvelles connexions. Le social ne peut être saisi que par les traces qu’il laisse lors d’associations. Il n’y a pas de groupes mais des processus d’affiliation à chaque moment, d’enrôlement, de regroupement temporaires
ou de démantèlement de groupe.