Ecole Thématique (EIAH-07)  

Lieu et date 
St Quentin sur Isère, 7-12 juillet 2007

Thématique générale 
Personnalisation des EIAH

Cours suivis
Introduction aux traces

Observer pour analyser, observer pour adapter, les deux facettes de base
de l’usage des traces

Couplage traces-scénarios

Interprétation des traces pour la personnalisation des EIAH

Traces d’interactions verbales

Mise au point théorique
Définition d’une trace (Alain Mille) : « Une suite d’observés temporellement situés, éventuellement rejouables ». La trace peut être celle d’une interaction humain-machine ou celle d’une interaction humaine médiatisée par ordinateur (chat, etc.).

Classification des traces :

  • Traces comme source de connaissances sur l’apprentissage des individus ou des groupes
  • Une trace peut être destinée à un utilisateur principal ou à un groupe (tuteur, chercheur, enseignant, etc.)
  • Une trace peut être manipulée de manière automatique en temps réel
    a posteriori ou à la main
  • L’analyse d’une trace a différentes finalités, ce qui conditionne sa visibilité et la nature de la visualisation pour l’utilisateur : réguler l’interaction
    ou analyser l’interaction

Projets
Station d’observation (Talbot et Courtin 07) : outil d’awareness qui envoie
des notifications aux utilisateurs en fonction de leur rôle dans le groupe.

Cf article présenté à EIAH : Christophe Courtin, Stéphane Talbot, « une station d’observation pour des situations d’Apprentissage Collaboratif Instrumenté »

Dans cet article, les auteurs présentent un exemple de résultat de l’opérationnalisation de modèles centrés sur les traces d’activités des différentes parties d’un prototype de station d’observation.
Ils montrent la difficulté qu’il y a à exploiter les traces d’activités existantes
qui peuvent être trop nombreuses ou au contraire insuffisantes.
Ils tentent aussi d’apporter des réponses aux problèmes de bruit et de silence,
et à l’expressivité des traces par rapport aux niveaux d’observation souhaités.

TeamFrames (EPFL) : outil qui donne la possibilité de visionner l’activité
en temps réel (les formes indiquent l’acteur (enseignant=carré) et la couleur,
la proximité temporelle, la distance des formes au carré indiquant l’activité gloable)

CONFOR (Mossand, M et George, S 04) : outil permettant de visualiser
des utilsateurs après l’activité même. Sur une ligne, le diamètre de chaque cercle représente le temps passé sur une activité.

DREW : outil dédié à la collaboration autour d’activités d’argumentation.
Cet outil intègre un chat, un éditeur de texte, un outil graphique.
Il permet de rejouer les interactions qui ont eu lieu dans les différents espaces d’argumentation.

Projet Tatiana (Trace Analysis tool for interaction ANAlysts), Kris Lund, équipe ICAR et Ecole des Mines de St Etienne : outil d’analyse de traces au travers
de filtres grâce à une méthodologie de codage (Rainbow)

Projet M-Traces  : suite du projet Musette, M-traces est un projet qui regroupe des chercheurs de Lyon, Chambery et St Etienne
(ACI acteurs, cluster personnalisation des EIAH, PPF apprentice, LIRIS-Silex, Syscom-observation, ICAR-Interaction et cognition).
Il vise à fournir un modèle explicite pour rendre possible la confrontation
de l’interprétation des traces par l’homme et par la machine.

Projet Comtella (Julita Vassileva, université de Saskatchewan) :
s’intéresse au modèle de l’usager notamment dans un contexte de communauté en ligne. Aborde des questions du type : comment collaborer et partager
des données sans perdre son autonomie ? Comment mettre à jour
et synchroniser des usagers qui sont membres de plusieurs communautés (authentification, statut) ? Sont-ils étrangers lorsqu’ils vont dans d’autres communautés ?

Son travail de recherche porte sur le modèle de l’usager dans des communautés en ligne, ce modèle est basé sur des règles décrivant le rôle, le statut de chacun afin d’adapter les différents éléments de l’interface.
Ces règles de définition du modèle de l’usager sont définies elles-mêmes
par chaque usager.
C’est un système multi-agent décentralisé.
Cf références bibliographiques

Projet couplage scénarios/traces (MeTAH et équipe scénario
de Chambery) :
l’hypothèse de départ est que « si les traces d’exécution d’une situation d’enseignement/apprentissage sont explicitement associées à des éléments
du scénario, alors elles deviennent exploitables à des fins pédagogiques ».
Le scénario est présenté comme le modèle de la situation.
Le projet utilise le langage de modélisation pédagogique, LDL pour modéliser
le scénario et recueillir des traces dans la mesure où LDL permet de définir
des positions.

Le concept de position  : «représenter et prendre en compte dans un scénario l’appréciation qu’un participant fait d’une situation ou d’un élément du scénario » (point de vue exprimé dans un débat, les notes données par le professeur,
la réponse à une question, etc.).

« L’expression conventionnelle des positions permet de prévoir dans le scénario, les règles qui les évaluent et qui réorientent le cours de l’activité en fonction
des valeurs attribuées à ces positions par chaque participant ».

Chaque élément modélisé avec LDL est observable : « tout ce qui est déclaré devant faire l’objet d’une observation est enregistré »
et « tout ce qui est observable est accessible à n’importe quel moment
pour être observé ».

Définir sur le scénario des observables permet de les utiliser pour réguler
le déroulement du scénario, pour les interpréter en cours d’exécution
pour une adaptation à la volée, pour les interpréter rétrospectivement
pour une amélioration future du scénario.

Participation
Présentation de Symetrix lors de la session rencontre Recherche-Entreprise (Emmanuelle)

Participation à la table-ronde sur la personnalisation des EIAH
(Vincent et Christelle)